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Mini-Clip : Interview à la Station F

octobre 11, 2018

Mazonia a station F

Station F et l'équipe de Mel's Talk nous ont accueillies pour tout savoir sur cette folle aventure entrepreneuriale qu'est Mazonia.

Pourquoi Mazonia s'appelle "Mazonia" ?

L'oreille fait rapidement le rapprochement avec "Amazonie". 

Or la forêt amazonienne est à elle seule le symbole de l'Amérique Latine et des peuples amérindiens. 

L'éthnie des Yanomami occupe pas moins de 9,4 millions d’hectares avec 19 000 membres. Les Tikuna sont les mieux représentés, décomptant 40 000 individus.

Mais une multitude de groupes amazoniens n’atteignent pas le millier de membres. Les Awa, qui sont les derniers chasseurs cueilleurs, ne sont que 450 et les Akuntsu, eux, ne sont plus que 5 !

La forêt s'appauvrit et avec cela les ressources premières des indiens. Obligés de fuir, chassés de leurs terres, ils doivent se nourrir. Certains acceptent de partir pour la ville, travailler. D’autres souhaitent rester et continuer à vivre comme leurs ancêtres.

C'est précisément dans cette configuration qu'intervient Mazonia. Nous participons à la protection du patrimoine ethnique amérindien par la pratique, par le travail; afin d'éviter cette fuite vers les villes et la disparition des traditions.

Enfin, l'Amazonie représente bien les enjeux de Mazonia : une richesse inestimable en perdition. La culture Wayuu, sa grandeur spirituelle, ses rites et coutumes, et bien entendu son artisanat somptueux constituent des éléments dont les occidentaux devraient s'inspirer. Les Wayuus comprennent la nature, l'écoutent et la respectent. Si nous sommes capables d'agir comme eux ne serait-ce que sur ce point de vue là, notre avenir écologique serait assuré.

 Participer à la protection de la forêt amazonienne c'est conserver le poumon de la terre. Permettre la survie des peuples amérindiens c'est assurer l'existence des ambassadeurs ancestraux de la nature.

Comment Mazonia est né ?

Les prémices de la marque se trouve dans le goût du voyage et surtout du hasard. Un hasard ou plutôt un chemin de vie a mené Jeanne et Daphnée sur les routes sableuses de La Guajira, en Colombie.

Nous sommes alors à deux périodes différentes de l'année, alors qu'elles ne connaissaient pas l'existence de l'autre. Elles tombent chacune nez à nez avec les mochilas, ces sacs entièrement faits à la main avec amour et tradition par un peuple amérindien, les Wayuus.

C'était parti ! Le principe du coup de coeur veut que l'intuition et la conviction surpassent le reste et donne le courage de créer, d'avancer à pas de géant. Cette dynamique a fait ainsi naitre d'une part le projet de Jeanne, puis celui de Daphnée. C'est seulement plusieurs mois plus tard que les deux entrepreneuses entrent en contact et décident dès leur premier appel de fusionner leurs projets respectifs pour n'en faire plus qu'un : MAZONIA.


Quelle est la démarche de Mazonia ?

Contrer les abus de la fast-fashion est au cœur du projet Mazonia. Nos valeurs sont l'humanisation de l'achat, la fabrication dans la dignité et la valorisation de l'artisanat et du slow fashion.

Aujourd’hui les grandes marques produisent loin, à bas coût et en masse; pour des collections pouvant être renouvelées toutes les semaines (ex: Zara).

Les vêtements deviennent d'une qualité parfois si piètre qu'ils sont perçus comme "jetables". Le respect du produit se perd et les valeurs matérielles, spirituelles ou traditionnelles tendent à être réduites à néant. Comment cela pourrait-être autrement quand nous achetons des T-Shirt à 6€ ? Le prix est dérisoire (la rémunération du fabricant l'est tout autant), il est usé au bout d'un an : normal qu'il n'inspire pas un respect spirituel !

Avec Mazonia, nous désirons inspirer une réflexion et des émotions à l'opposé de cette situation.

Le Petit Prince disait : "C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante." Le rapport au temps est crucial, primordial. Quand chaque quart d'heure est optimisé dans l'hexagone, les journées d'un membre Wayuu sont rythmées par la nature. Le soleil les réveillent et la nuit les couchent. 

Le temps se prend volontiers pour exercer l'art traditionnel des ancêtres : il faut par exemple une à deux semaines pour fabriquerUN SEUL sac premium comme Camilo ou Santiago

En d'autres termes, le Slow Fashion s'évalue par le temps passé, le soin apporté, la montre n'est plus le dictateur. La qualité et la conscience du travail bien fait la remplacent.


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