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L’artisanat et la confection de sacs colombiens Wayuu

décembre 11, 2019

sacs colombiens Wayuu

Si l’actualité donne des couleurs parfois ternes à la Colombie, les Colombiens tentent de s’y démarquer au travers de l’artisanat traditionnel. Victimes de conditions de vie souvent difficiles, ils choisissent de miser sur leurs créations issues de savoir-faire ancestraux.

Dans cet article, nous choisissons de vous parler de notre sujet préféré : le travail du peuple Wayuu, au sein même du désert colombien de La Guajira. 

 

sac colombien wayuu - MazoniaLe sac colombien fait main : Camilo

 

Les femmes Wayuu réalisent des sacs, appelés aussi “mochila” avec la technique du crochet. Les Wayuu vivent principalement de trois choses : l’élevage des chèvres, la pêche et bien entendu leur artisanat. Plus qu’un moyen de survivre, ce savoir-faire fait partie intégrante de la culture des Wayuu et de la transmission de savoir entre les générations.

Lorsque les jeunes filles passent à l’âge adulte, elles sont isolées pendant une période variant de1 à 12 mois. Durant cet exil loin des hommes, les jeunesfilles apprennent à tisser une  mochila entière, mais aussi un hamac.

Le tissagefait donc partie intégrante de leur culture, de leur développement communautaire et de leur croyance spirituelle. D’ailleurs petite anecdote intéressante : les femmes Wayuu sont ici comparées à des araignées. Leur univers tourne autour de cette notion, car elles tissent aussi bien le fil que les relations qu’elles entretiennent avec le reste du monde. De plus, il faut comprendre que chaque tisserande raconte une histoire unique lors de la confection de sa mochila colombienne.

En effet, là où nous, Occidentaux préférons culturellement l’usage d’une plume et d’un carnet, les Wayuu, eux, s’expriment par l’aiguille et le fil qui tisse ces mochilas. Un sac reflète donc la mémoire, les chemins de vie ou encore la nature qui entoure les tisserandes. Pour être plus précise, le fond (ou plateau) représente le cosmos, la relation entre le soleil, les étoiles, l’univers … Le corps, lui, est la représentation des chemins empruntés, de la nature, des animaux et également des souvenirs propres à chaque jeune femme Wayuu.

sac colombien wayuu en cours de réalisation - Mazonia

 

Pour la réalisation d’un sac colombien plusieurs techniques sont possibles. Le crochet est majoritaire, mais le macramé (technique de nœuds), plus ancestral, reste d’actualité sur des produits qu’elles ne commercialisent pas.

Chaque pièce prend, à elle seule, entre 24 et 48 heures à être réalisée selon la technique utilisée. Cependant, cette duréevarie selon chacune.Les tisserandes doivent également gérer les impératifs du quotidien (ramassage de bois, collecte d’eau,préparation des repas, “tâches ménagères”...). 

 

Photographie d'une artisanat en cours de fabrication d'un sac mochila Wayuu - Mazonia

Pourtant, de plus en plus reconnus à l’international, les sacs colombiens sont malheureusement en proie à de nombreusesexploitations. Il existe trois manières de se procurer une mochila Wayuu :

 

  • D’abord, le marché local, sur place, en Colombie. Cette option est cependant controversée. En effet, les stands sont tenus pardes colombiens citadins au goût prononcé pour le commerce, qui appliquentdes commissions exorbitantes.La rémunération de la tisserande se voit souvent réduite pour le bon maintien des marges de chacun et un prix de vente final élevé. Elles vendent donc majoritairement à perte. 

 

  • La deuxième alternative est de se rendre sur la rue principale et première de Riohacha (la ville la plus touristique de la Guajira)  où les mochilas sont venduespar des femmes Wayuu elles-même. Ce sont des commerces communautaires, car elles regroupent et vendent les mochilas de leur village, leur famille et de leurs amies proches. Les prix sont donc nécessairement bas pour s’accorder aux tendances du marché et rester alors compétitives. 

 

  • La dernière alternative est celle que nous avons choisi chez Mazonia. Se rendre directement dans le désert de La Guajiaet rencontrer les tisserandes dansleur maison : les rancherias. Cette méthode nous semble la plus juste car elle enlève tout intermédiaireainsi que le transport réalisé par chacune jusqu’au marché. Elle nous permet une transparence et une traçabilité pour pouvoir assurer une rémunération juste à chacune d’entre elles, et ainsi connaître l’identité de la tisserande qui se cache derrière chaque sac colombien.      


tribu wayuu dans la région de la Guajira - Mazonia

C’est devant ce constat alarmant que nous avons choisi de fonder Mazonia. Nous souhaitons garantir une rémunération à la hauteur du travail réalisé. En effet, les créations des peuples remplies de sens et si délicates méritent d’être récompensées à leur juste valeur.  Notre souhait est donc à double niveau : rétablir un équilibre des prix sur le marché de l’artisanat colombien afin d’éviter la vente à perte et la surexploitation ainsi qu’une revalorisation del’artisanat Colombienqui représente le patrimoine culturel si dense de la Colombie. 

C’est pour cette raison qu’entre la fabrication de votre sac colombien et sa réception dans votre boîte aux lettres, il n’y a que nous. Nous payons ainsi les tisserandes 3 fois plus que les prix du marché actuel, ce qui leur permet de vivre plus décemment. 

Nous avons choisi de faire de ce projet une mission de vie, autant personnelle que professionnelle, qui nous permettrait de faire vivre autant les communautés Wayuu avec lesquelles nous travaillons, que nous même.

Ainsi, les prix de nos sacs colombiens représentent un certain budget, maisœuvrent à un monde plus juste et une consommation raisonnée. 

 

Éthiquement, 
 
Jeanne & Daphnée

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