0

Votre panier est vide

Les fondatrices se mettent à nu !

août 28, 2018

Daphnée Poupart-lafarge et Jeanne Cornilleau co-fondatrices des sacs wayuu Mazonia

Derrière chaque sac colombien MAZONIA, il y a : Une action pour améliorer des vies, un savoir-faire ancestral unique et... Jeanne et Daphnée.

Mais qui sont ces deux entrepreneuses éthiques ?

Jeanne, c'est l'âme artistique de Mazonia. Celle qui a un peu de peinture dans ses cheveux rebelles et des yeux verts toujours à l'affut derrière de grandes lunettes noirs.

Daphnée, c’est celle qui répand la bonne nouvelle des mochilas Wayuu Mazonia. Une blonde qui aime sourire et qui vit pour l’expérience. Plus c’est fou, plus elle sera d’attaque !



Les fondatrices de MazoniaJeanne (à gauche) Daphnée (à droite)

Claire Chazal : Bonjour Daphnée, Bonjour Jeanne. Cela fait plusieurs mois que vous construisez ensemble la marque Mazonia, entant qu’associées. Présentez-vous rapidement !

Daphnée : Bonjour à tous, je viens d’une école de commerce où je me suis spécialisée dans l’entreprenariat. J’ai travaillé dans le marketing, la communication et l’évènementiel, notamment en Australie et aux Pays-Bas.
 
Daphnée poupart-lafarge voyage

À la fin de mes études, je désirais encore voyager autant que possible avant de me lancer dans la vie active, du coup j’ai enchainé sur un roadtrip de 5 mois en Amérique Latine. J’ai alors découvert le peuple Wayuu...vous connaissez la suite, et me voilà aujourd’hui à vous parler ! Sinon j’ai eu 25 ans le 31 Décembre dernier, que j’ai d’ailleurs fêté devant les feux d’artifices de Rio en haut d’une favela. C’était magique !

 

Jeanne : Moi je suis styliste, modéliste et graphiste. J’ai pu travailler en Europe et en Asie. Mon expérience la plus longue fut en Indonésie, à Jakarta où mon goût du voyage s’y est entièrement révélé. Après 3 ans passés à travailler pour des marques de prêt-à-porter qui produisaient en masse, j’ai eu envie de partir à la recherche de nouvelles opportunités : direction l’Amérique du sud ! La vie m’a mis face à ce peuple, les Wayuus. Tout ce qui a suivi a été une succession de synchronicités. Ma rencontre avec Daphnée en fut une belle !

 

Comment vous répartissez-vous le travail au sein de Mazonia ?

J : Pour résumer, j’arrange tout ce qu’il se passe entre la Colombie et la France : la création des collections, la fabrication des mochila Wayuu avec les communautés et les relations avec les associations sur place.

Jeanne Cornilleau parlent aux tisserandes Wayuu pour faire les sacs mochilas

 

Comme je suis aussi graphiste, je crée les visuels de la marque. J’ai par exemple designé le logo MAZONIA et d'Ethique et Tac.

Logo Ethique et Tac le podcast de l'artisanat
D : Du coup moi je m’occupe de toute la partie entre l’arrivée d’un sac en France et sa remise dans votre boite aux lettres. Je gère la communication, la vente et les partenariats. D'ailleurs nous lançons les prochaines précommandes le 16 Septembre prochain, avec des tous nouveaux sacs colombiens à vous faire découvrir !

 
Précommande de sacs colombiens Wayuu le 16 Septembre

 

Qu’est-ce que vous entendez accomplir avec Mazonia ?

D : L’amélioration des conditions de vie des Wayuus est notre objectif numéro 1. Mazonia permet deux leviers à ce niveau là : la valorisation de leur savoir-faire en faisant reconnaitre leurs sacs mochilas, et la démarche de commerce équitable en rémunérant les tisserandes jusqu'à quatre fois le prix du marché. Ces revenus leur permettent de palier des manquements primaires comme l'achat d'eau potable et la nourriture.
   
J : Avec Mazonia, je veux changer le monde et la mode, à mon échelle. Rendre la mode plus humaine et en casser les codes traditionnels. Fini les innombrables couches d'intermédiaires, laissant un revenu et une reconnaissance dérisoire au fabricant. Avec Mazonia, nous défendons les producteurs et rendons enfin la mode éthique et utile ! La défense de l'artisanatest cruciale pour moi.

  

Et maintenant parlez-nous de vous : Donnez-nous une anecdote de votre vie !

J : Lors d’une de mes escapades asiatiques, j’ai pu confirmer qu’au Vietnam (et sûrement dans d’autre pays), ils mangent du chien. Après un petit tour sur une île proche de la Baie d’Along, juste derrière le restaurant où une amie et moi, venions de nous assoir et commander, j’ai été témoin de la scène la plus cruelle que j’ai pu assister dans ma vie. Un des chien qui venait de nous saluer 10 minutes plus tôt, était en train d’être pendu à un arbre ! Je vous passe les détails, mais ni une ni deux, je reviens en courant vers mon amie pour lui dire qu’il fallait qu’on parte, et que ce qu’on allait avoir dans nos assiettes, n’allait pas forcement être ce qu’on avait commandé. Perdues au bout de l’île, à une 1h de tout, une énorme pluie tropicale s’abattit sur nous ! Impossible de repartir ! On était bloqué entre le chien, la pluie et notre assiette !


D : Alors moi c’est un autre genre d’anecdote..j’ai été présentatrice télé pour une chaîne locale. Je présentais les bonnes nouvelles économiques de la région normande ! C’était très fun à faire, même si la technique du prompteur est moins évidente qu’il n’y parait...
  

Que faites-vous lorsque vous n’œuvrez pas pour Mazonia ?

J : En ce moment j’apprends à tisser des sacs Wayuu de façon traditionnelle. Comme je suis souvent avec les tisserandes, ça me fait des cours particuliers. J’apprends avec les meilleures, j’ai beaucoup de chance ! Je me suis aussi mise à la langue des Wayuus. Cela me réussi beaucoup moins bien que le tissage. C’est un dialecte bien différent de l’espagnol, et je fais face à quelques difficultés.

 

Jeanne montre sa mochila en construction aux tisserandes Wayuu

 

 

D : J’aime courir dans les bois, si possible avec les musiques de Rocky ou Eyes of the Tiger dans les oreilles. J’adore aussi cuisiner mais le seul problème est que je suis une piètre cuisinière. Vraiment, je rigole pas avec ça, je suis vraiment très nulle ! (rire)
  

Donnez une caractéristique qui vous étonne le plus chez l’autre ?

D : Il faut savoir que Jeanne est sacrément douée en langues. La preuve elle commence même à apprendre la langue Wayuunaiki, et c'est pas d'la tarte !
Du coup je dois m’habituer à ses phrases pleines de mots anglais et espagnols à la fois. Une phrase typique pourrait être : “J’ai dealé avec un vendedor, il était vraiment sweet !“, ça me fait bien rire ! You know...
  
J : (rire) Daphnée a une énergie de fou ! Régulièrement je découvre un nouveau de ces talents. Journaliste sur la croisette de Cannes, présentatrice télé, romancière... Et à la clef, des vidéos à l’appui of course ! (rire) Daphnée aime les défis, et nous challenge bien dans cette belle aventure !

  

Quel conseil donneriez-vous à des jeunes qui aimeraient se lancer dans l’entreprenariat ?

D : De se lancer ! C’est l’étape la plus évidente mais la plus difficile finalement. On a l’impression de se jeter dans le vide, ça fait peur, et quitter sa place confortable dans le monde “traditionnel” du travail ne rassure pas. SAUF QUE vous découvrirez un autre écosystème rempli de bienveillance pour vous accompagner, vous encourager. Et vous comprendrez que vous auriez dû vous lancer déjà bien avant !

J : Si vous pensez à vous lancer dans un domaine en particulier, devenez-en incollable ! Demandez à rencontrer les acteurs de ce secteur, lisez des articles, rendez-vous à des événements spécialisés...Quand vous vous lancerez, vous aurez toutes les cartes en main pour être un interlocuteur crédible et avoir assez de recul pour savoir innover efficacement dans le domaine. Au boulot !
 


Laisser un commentaire

Recevez nos actus :